1. CONTEXTE
INTERNATIONAL, NATIONAL et REGLEMENTAIRE
1.1.
Les Enjeux
Trouver un nouvel équilibre entre les
hommes et la planète suite à l’évolution des phénomènes suivants :
- accroissement de la population
- l’épuisement des ressources non
renouvelables
épuisement
prévu à - de 70ans pour le zinc, cuivre, gaz… ; - de 50ans pour le
pétrole…
Le
bâtiment consomme 50% des ressources naturelles , 40% de l’énergie, 16% de
l’eau
- les changements climatiques
- les pollutions de l’air, de l’eau,
des sols
- l’abondance et la nocivité des
déchets
répartition
des différents déchets dans le BTP en France (31Mt/an dont 56% viennent des
démolitions) :
Déchets
Inertes : 66,8%, Déchet Industriel Banal :
26,8%, Déchets Industriels Spéciaux : 5,4%
Répondre aux préoccupations des
professionnels et des utilisateurs en terme de :
- Santé
- Confort
- Economie
- Prévention des risques de
contentieux
- Gestion en coût global*
- Exigences internes
- Image de marque
- Ethique professionnelle …
Nota* : décomposition du coût
global d’un bâtiment sur sa vie
- 1% du
coût global concerne la programmation
-
4% du coût global concerne la conception
-
20% du coût global concerne la construction
-
75% du coût global concerne l’entretien
1.2.
L’historique
Rappel des décisions internationales
- 1968 – Appel du club de Rome (protection de la nature
nécessite un contrôle de l’activité économique)
- 1972 – Conférence de Stockholm (protection de l’environnement
humain ; prise de conscience des enjeux environnementaux)
- 1982 – Commission Bruntland (changements climatiques, réduction de la
couche d’Ozone)
- 1987 – Protocole de Montréal (notion de développement durable)
- 1992 – Conférence de Rio (environnement & développement ;
principe d’Actions 21 et d’Agendas 21)
- 1997 – Le protocole de Kyoto (limitation de l’émission des gaz à
effet de serre GES)
- 2000 – Conférence de La Haye (définir mécanismes de régulation des
émissions des GES)
- 2001 – Conférence de Bonn (notion de puit de Carbone)
- 2002 – Johannesburg (de l’eau en quantité et en qualité pour tous)
Le développement durable
Définition :
Satisfaire les besoins présents sans compromettre l’aptitude
des générations futures à couvrir leurs propres besoins.
Les 3 principes fondamentaux :
- Efficacité économique (mode de production et de consommation
durables)
- Prudence environnementale (limiter les risques et préserver
les ressources naturelles)
- Equité sociale (satisfaire les besoins de l’homme :
santé, logement, éducation, emploi, culture…)
Principe schématique du Développement
Durable :

Certificats et Labels en Europe et dans le
monde :
BREEAM - Royaume Uni depuis 1990
> Canada, Norvège, Hong-Kong, Inde
LEED (Leadership Energy
Environnement Design) - Canada, USA,
Mexique, Brésil, Japon, Italie, Espagne, Australie, Chine, Emirats Arabes Unis,
Corée…
ECO-QUANTUM - Pays-Bas
CASBEE – Japon
MINERGIE – Suisse depuis 1996 (objectif : 42 kWh/m²/an pour les
habitations)
PASSIVHAUS – Allemagne
TOTAL QUALITY – Autriche
ECOEFFECT – Suède
En France :
L’association HQE® est
fondée en 1996
Rôle de l’association :
-Promouvoir l’amélioration de la
qualité environnementale des ouvrages
-Promouvoir le management
environnemental des opérations
L’association est composée de 5 collèges :
-Collège « Maîtrise
d’ouvrage »
-Collège « Maîtrise
d’œuvre »
-Collège « Entreprises et
Industriels »
-Collège « Conseil et
Soutien »
-Collège « Expertise »
PM : le conseil national de
l’ordre des Architectes a quitté l’association avec l’aval des conseils
régionaux. Les raisons de ce départ sont expliquées dans une lettre disponible sur le site de l’ordre.
Objectif de l’association :
L’association vise le
développement de référentiels plus exigeants mais plus souples et plus réactifs
qu’une réglementation.
Le but de la démarche HQE est de
relever le niveau d’exigences des prestations par rapport à la réglementation
qui correspond au minimum légal à satisfaire.
Il
n’existe pas de certifications HQE® d’acteurs, ni de structures, ni
d’ouvrages.
LA
CERTIFICATION HQE® NE VAUT QUE POUR LES OPERATIONS
Le principe de la démarche :
Le principe de la démarche environnementale se calque sur
celui d’une démarche qualité ; celle-ci peut s’illustrer avec le schéma de
la « roue de Deming » (principe de l’amélioration continue).
1 – fixer les objectifs
2 – définir les moyens
nécessaires ; planifier l’opération
3 – mettre en œuvre les moyens
prévus
4 – vérifier que les moyens prévus
et employés ont permis d’atteindre les objectifs fixés
5 – utiliser les conclusions de
l’opération précédente pour améliorer la définition des objectifs suivants

Les organismes participants à la démarche :
- L’association
HQE® fixe le cadre de la démarche HQE® ;
l’association a délégué le contrôle et la certification des opérations aux deux
organismes suivants :
- CERQUAL s’occupe de la
certification des opérations de logement (évolution de QUALITEL)
label
H&E (Habitat et Environnement) pour les constructions neuves
label
PH (Patrimoine Habitat) pour la réhabilitation
label
PHE (Patrimoine Habitat Environnement) pour des opérations de réhabilitation
plus exigeantes
- Le CSTB s’occupe de la
certification des autres opérations
certification
des bureaux (HQE® tertiaire) depuis 2005
certification
des établissements d’enseignement depuis 2005
certification
des bâtiments d’hôtellerie prévue à partir de 2006
certification
des centres commerciaux prévue à partir de 2006
certification
des plates-formes logistiques prévue à partir de 2008
certification
des bâtiments de santé, sport, Culture prévue à partir de 2008
Nota : Il est à préciser que
la certification n’est pas la seule approche possible de la démarche
environnementale ; toute démarche « libre » (ne traitant que
quelques points particuliers de l’opération) est vivement encouragée par
l’association.
Les Certificats
Référentiels et principe d’exigence :
Une opération qui se veut conforme aux labels
et certificats environnementaux doit satisfaire à un double référentiel :
1- Le management
environnemental de l’opération
2-
La qualité environnementale du bâtiment
- le management environnemental de l’opération
Ce référentiel permet de définir
le programme le plus adapté à l’opération.
appelé SME (Système de
Management Environnemental) par l’association HQE®
appelé SMO (Système de Management
d’Opération) par le CSTB (référentiel plus léger…à utiliser)
appelé MOE (Management
d’Opération Environnementale) par CERQUAL
Le SME (ou SMO ou MOE) définit le
programme selon 6 critères :
Les Enjeux
du Maître d’Ouvrage
La
fonctionnalité du bâtiment
Le site
Le contexte
réglementaire
Les parties
intéressées
Le budget
L’analyse de la politique environnementale du
Maître d’ouvrage et des enjeux de l’opération suivant les 6 critères précédents
permettra de définir le profil de l’opération (hiérarchiser les différentes
cibles)
- la qualité environnementale du bâtiment
Ce référentiel permet d’évaluer le traitement
de chacune des cibles suivant l’importance qui leur a été donné par le
référentiel précédent et ce à différentes étapes de la vie du projet (APS, PRO,
chantier).
appelé DEQE (Définition Exacte de la Qualité
Environnementale) par l’association HQE®
appelé QEB (Qualité Environnementale du Bâtiment) par
le CSTB … où se retrouvent les 14 cibles.
défini suivant plusieurs
thèmes (7, 9 ou 11) par CERQUAL.
L’association HQE® encourage toute démarche libre
qui ne traite qu’une seule ou plusieurs des 14 cibles mais favorise aussi toute
opération qui veut se faire certifier.
Obtention des certificats :
Le CSTB délivre la certification HQE® aux
opérations neuves qui :
- justifient de la conformité au SMO (souvent le rôle du
Maître d’Ouvrage) :
justification de son Engagement,
de la mise en œuvre et du fonctionnement interne, du pilotage de l’opération
- justifient le traitement des 14 cibles en fonction de leur
priorité et performance
(3 cibles
Très Performantes, 4 cibles Performantes, 7 cibles niveau réglementation)
Définition
des 14 cibles et 52 sous-cibles : voir annexe
1
Le contrôle du traitement de chacune de ces
cibles se fait par des audits à différentes phases de l’opération (phase
programme, passation des marchés de travaux, réception des ouvrages) .
CERQUAL regroupe les rubriques du label
QUALITEL avec de nouvelles rubriques environnementales pour définir le
certificat « Habitat & Environnement » concernant les opération
de logements neufs. Pour être certifiée, une opération de logement doit
justifiée du traitement de 6 thèmes minimum sur 7 thèmes possibles (définition
précise des 7 thèmes : voir annexe 2) :
1
– Management environnemental de l’opération
2
– Chantier propre
3
– Energie / Réduction de l’effet de serre
4
– Filière constructive / Choix des matériaux
5
– Eau
6
– Confort et santé
7
– Gestes verts
Le traitement des thèmes 1, 3 et 7 est
obligatoire ; Le thème éventuellement « non traité » sera le 2,
4, 5 et 6.
Le contrôle du traitement de chacun des
thèmes se fait à différentes phases de l’opération (APS, passation des marchés
/ début des travaux et livraison du bâtiment). 5 profils sont donc possibles.
Nota1 : Attention au dimensionnement des
locaux déchets (1 par escalier)
Nota 2 : Attention à la distance
entre production d’Eau Chaude et les points de puisage.
CERQUAL propose également la certification
d’opérations de rénovation & réhabilitation de logements avec les certificats
P.H. (Patrimoine Habitat) et P.H.E. (Patrimoine Habitat & Environnement).
La certification se fait sur l’amélioration
des performances du bâtiment par rapport à son état d’origine et non plus sur
des exigences absolues à respecter.
Pour les 2 certificats, la première démarche
est de définir le Bilan Patrimoine Habitat (BPH) qui est constitué d’un bilan
documentaire (informations détenues par le Maître d’Ouvrage) et par un bilan
technique (relevés sur place) .
Si le certificat PHE est recherché, il faut
également une Estimation Performance Energétique (EPE). Ceci doit se faire par
un diagnostiqueur BPH certifié par CERQUAL.
Suite au diagnostic le bâtiment est noté de A
à D ; seuls ceux notés A ou B pourront être certifiables ; ceux notés
C ou D devront faire l’objet d’une remise en état du constituant qui a donné
cette note.
La notation des éléments d’amélioration du
bâtiment se fait par des notes de 2 à 5 (comme QUALITEL) ; 2 étant le
minimum et 5 le plus performant .
Pour le certificat P.H. il y a 9 thèmes
regroupés en 4 catégories (voir annexe 3).
Un thème est obligatoire ( le 1er :
Management de l’opération). Le demandeur doit traiter au minimum 2 des 8 thèmes
restants au dessus de la réglementation afin de leur obtenir une note entre 3
et 5. les thèmes non approfondis devront satisfaire au minimum la
réglementation (note 2).
Pour le certificat P.H.E. il y a 11 thèmes
regroupés en 4 catégories (voir annexe 4).
4 thèmes sont obligatoires (
1 :Management de l’opération, 2 : Chantier propre, 3 : Gestes
verts et 10 : Performance énergétique). Le demandeur doit traiter au
minimum 2 des 7 thèmes restants au dessus de la réglementation afin de leur
obtenir une note entre 3 et 5. les thèmes non approfondis devront satisfaire au
minimum la réglementation (note 2).
Pour les 3 certificats délivrés par CERQUAL,
les contrôles doivent se faire par des auditeurs et vérificateurs extérieurs.
Le bâtiment est le premier environnement de l’homme
Pour l’OMS, l’environnement est l’un des quatre déterminants
de l’état de santé d’une population ( + facteurs génétiques + comportements
individuels + qualité des soins médicaux).
L’impact santé du bâtiment à un coût humain et social.
Elaboration du Plan National Santé Environnement (PNSE) en
2004 en France pour prévenir les risques sanitaires dus aux pollutions des
milieux de vie. (sur 45 actions, 10 concernent l’environnement bâti). Une
version light est disponible sur le CD.
Exemples de pathologies pouvant provenir du
bâtiment :
-
Intoxication (CO et plomb)
-
Maladies allergiques (allergie : maladie
environnementale-type)
-
Maladies infectieuses
-
Syndrome des bâtiments malsains
-
Sensibilité chimique multiple (réaction suite à une
exposition soutenue à un élément pathogène)
-
Cancers (comme le mésothelium dû à l’amiante)
-
Maladies cardiovasculaires (1500 infarctus / an surviennent
suite au tabagisme passif)
-
Trouble de la reproduction (ether de glycol (présent dans
les peintures en phase aqueuse))
-
Maladies neurologiques et psychiatriques (solvants)
Notions de danger et de
risque
Danger : capacité intrinsèque d’un facteur (chimique,
biologique, physique) de causer un dommage.
Risque : éventualité d’une rencontre entre l’homme et
un danger
Dommage : atteinte à l’intégrité physique ou psychique
de l’homme
Risque =
danger x exposition x sensibilité individuelle
(il peut
exister un danger, mais si l’homme n’est pas exposé le risque est nul)
Principe de classification des cancérogènes (Centre
International de Recherche sur le Cancer)
Groupe 1 –
cancérogène pour l’homme (amiante, radon, benzène, formaldéhyde, fumée de
tabac environnementale, poussière de bois, chlorure de vinyl…)
Groupe 2A – probablement
cancérogène pour l’homme (UVB, UVA, trichloréthylène…)
Groupe 2B – cancérogène possible
pour l’homme (champs magnétiques 50Hz, styrène, naphtalène…)
Groupe 3 – ne peut être classé
quant à sa cancérogénicité pour l’homme (laine minérale…)
Groupe 4 – probablement pas
cancérogène pour l’homme
Les
actions pour la protection de l’environnement doivent être vues dans leur
globalité à court et long terme car leur impact sur la santé n’est pas toujours
évidente :
Economie d’énergie :
La réduction trop importante de la
ventilation peut diminuer la qualité de l’air intérieur
L’abaissement de la température de
l’ECS entraîne le développement des légionelles
Utilisation réduite des ressources
naturelles :
L’économie
d’eau par le mélange air/eau peut entraîner de le développement des légionelles
Le recyclage de déchets industriels
dans les matériaux de construction peut entraîner une augmentation de la
radioactivité du nouveau matériau (phosphogypse, cendres volantes, laitiers…)
2.2.
Caractérisation sanitaire des produits de construction
Caractérisation sanitaire des produits de
construction
Choix intégré des produits de
construction / Cible 2
Le
choix des produits de construction peut avoir des répercussions directes sur
les cibles 7 à 14 de la QEB (annexe 1)
Constat
Actuellement, concernant la qualité sanitaire des produits
de construction :
Aucune
vérification n’est obligatoire avant la mise sur le marché*
Aucune
information rigoureuse n’est donnée*
* hors matériaux organiques en contact avec l’eau de
consommation
Cependant des produits de construction sains sont proposés
(produit dont les risques sanitaires sont évalués scientifiquement (à court et
long terme, suivant les étapes du cycle de vie, selon le mode d’utilisation et
suivant l’évolution des connaissances scientifiques).
Critères d’évaluation des produits de construction pour
des performances sanitaires satisfaisantes (selon la Directive « produit
de construction » 89/106/CEE – exigence n°3) :
L’émission
de composés organiques volatils (COV)
L’émission
de fibres et de particules en suspension
La
sensibilité aux microorganismes nuisibles
Comportement
face à l’humidité
Les
émissions radioactives
Et aussi (exigence n°5)
Les
performances acoustiques
Mise en place d’un étiquetage des
caractéristiques sanitaires (action 15 du Plan National Santé Environnement –
PNSE) :
50% des
produits de construction devront être étiquetés à l’horizon 2010
L’Etat
utilisera des produits étiquetés dans ses établissements publics
Les
collectivités locales seront invitées à le faire également
Ces substances sont composées de Carbone et
d’Hydrogène ; elles s’évaporent à la température ambiante et contaminent
l’air. (aldéhydes, cétones, alcools, éthers de glycol, différents
hydrocarbures…)
Effet sur la santé
-
Odeurs, irritations, allergies, maux de tête
-
Sensibilité chimique multiple
-
Troubles neurologiques
-
Trouble de la reproduction et du développement fœtal
-
Cancérogènes (benzène, formaldéhyde)
Famille de produits concernés
-
revêtement de sols et de murs
-
éléments de cloisonnage et plafonnages
- panneaux dérivés du bois (agglo, mélaninés, OSB, médium...)
-
produits de protection du bois
-
matériaux de maçonnerie
-
peintures et vernis
-
colles, enduits et mastics
-
ragréages de sol
-
matériaux d’isolation
Proposition de classification des produits de construction
par le CSTB en France :
Classe C
- : produits émissifs
Classe C : produits à faible émission
Classe C + : produits à très faibles émissions
Dépend de la sensibilité des matériaux à l’eau
Dépend de la sensibilité des matériaux aux attaques
biologiques
Les matériaux doivent être évalués en ce qui concerne la
croissance fongique (tous les matériaux) et la croissance bactérienne (les
matériaux soumis à des conditions d’hygiène et au nettoyage – hospitalier,
scolaire, restauration, agro-alimentaire…)
Aptitude à favoriser la croissance
fongique
Effet sur la santé
-
odeurs, irritations, allergies
-
infections graves : aspergillose invasive
-
toxines dont certaines cancérogènes
Famille de produits concernés
-
revêtement de sols et de murs
-
éléments de cloisonnage et plafonnages
-
produits de protection du bois
-
produits de ragréages des sols
-
matériaux d’isolation
-
peintures et vernis
-
colles, enduits et mastics
-
matériaux de maçonnerie
Proposition de classification par le CSTB en France :
Classe F
- : produit vulnérable
(plusieurs niveaux : - , 2- , 3- )
Classe F : produit inerte
Classe F + : produit fongistatique
Aptitude à favoriser la croissance bactérienne
Famille de produits concernés
-
revêtement de sols et de murs
-
éléments de cloisonnage et plafonnages
-
peintures et vernis
-
colles, enduits et mastics
Proposition de classification par le CSTB en France :
Classe B
- : produit vulnérable
(plusieurs niveaux : - , 2- , 3- )
Classe B : produit inerte
Classe B + : produit bactériosatique ou bactéricide
Tous les matériaux contiennent des radioéléments ; leur
radioactivité est normale si
Radium226 <
100Bq.Kg-1
Thorium232 <
100Bq.Kg-1
Potassium40 < 1000Bq.Kg-1
Mais cette radioactivité peut varier
- en fonction de l’origine géologique
radioactivité
élevée pour : granits, schistes alunifère, pierre ponce, tuff, pouzzolane
radioactivité
plus faible pour : marbre, plâtre naturel, bois
- si intégration de déchets industriels
gypses
dérivés des phosphates, cendres volantes, laitiers, silicate de sodium
Famille de produits concernés
-
matériaux d’isolation
-
produits de ragréages des sols
-
matériaux de maçonnerie
Proposition de classification par le CSTB en France :
Classe R
- : fortes émissions
radioactives
Classe R : faibles émissions radioactives
Classe R + : très faibles émissions radioactives
Fiches des données de sécurité (FDS)
Communication
obligatoire depuis 1998
Fournit les
informations concernant les dangers directs d’un produit (inhalation, contact,
projection)
Nécessite
d’avoir la liste des phrases à risque (que signifie R1, R2 .. R64 ? voir
CD)
Objectif :
assurer la protection des travailleurs (mise en œuvre) et de l’environnement
Trop
imprécis et trop partiel … peu adaptées à l’exposition des occupants d’un
bâtiment
Marquage CE
Ce marquage
regroupe différents systèmes d’attestation de conformité à la norme harmonisée.
Il n’est pas une marque ou un
label de qualité ; mais indispensable pour la mise sur le marché ;
Le niveau de performance est
uniquement lié à la question de sécurité de l’ouvrage.
Les certifications numérotées 1 et 1+ sont données par des organismes
agréés ; les certifications numérotées 2, 3 et 4 sont basées sur les
déclarations faites par les fabricants.
Eco-label européen
Le label
concerne : Les revêtements de
sols durs
Les
ampoules compactes avec ballasts électroniques et tubes fluorescents
Les
peintures et vernis de décoration intérieures
Les
critères d’attribution du label sont environnementaux
Marque NF Environnement
La marque
concerne les peintures, vernis et produits connexes uniquement.
Les critères sanitaires demandés par la marque sont moins contraignants
que ceux demandés par l’Eco-Label européen.
A prescrire :
Peintures alkydes en émulsion (« glycéro à l’eau »)… l’avantage de la
glycéro sans l’inconvénient du solvant.
Fiches de Déclarations Environnementales et Sanitaires
(FDES)
Les données
sanitaires sont moins structurées et complètes que les données
environnementales
Comité Environnement et santé des AT – CESAT
Label danois et norvégien
Label américain
2.3.
Ambiance intérieure & santé
Humidité, chauffage & santé - Confort
hygrothermique / Cible 8
Pour le bien être de l’homme le taux d’humidité de l’air
doit être entre 40 et 60 %
A partir de 45% le développement des
micro-organismes est favorisé
En France, 1/3 des logements présentent des traces
d’humidité ; 57% dans les chambres
Les causes d’humidité dans le bâti
- dues au
bâti :
Infiltrations
d’eau / dégâts des eaux
Remontées
capillaires
Mauvaise
isolation / ponts thermiques
- dues aux
occupants :
vapeur
d’eau (respiration / sudation)
activités
domestiques (cuisine, toilette, linge…)
poêles à
gaz ou à pétrole
mauvaise
ventilation ; manque d’aération
sur-occupation
nombre
important de plantes
Les conséquences sanitaires
®
Développement de micro-organismes (bactéries, acariens, termites, blattes,
moisissures)
Irritations,
intoxications, allergies, infections, cancers
(logements
avec moisissures apparentes : risque d’asthme x3 chez les enfants)
(10 à 15 %
de la population est allergique aux moisissures fréquentes comme Cladosporium
ou Alternaria)
®
Augmentation des émissions des matériaux
Aldéhydes
et formaldéhydes (colles, panneaux de particules…)
Acides
phtaliques (matériaux contenant des plastifiants)
Ammoniac…
® Action synergique avec d’autres matériaux
Le chauffage dans le bâtiment
Les chauffages par combustion
Emission de
divers polluants à l’intérieur et à l’extérieur (CO, NOx, hydrocarbures,
poussières, vapeur d’eau…)
Les chauffages à air pulsé
Diminution
de la qualité de l’air
Les chauffages par circulation d’eau
Laisse une
meilleure qualité à l’air ; rayonnement plus important
Le
chauffage basse température évite les inconvénients des anciens systèmes
Attention
aux conséquences sur le revêtement de sol : émission de COV ?
Le chauffage électrique
Les convecteurs
assèchent l’air et font circuler l’air et les poussières
Les
panneaux radiants dessèchent moins l’air
Les
planchers chauffants : les câbles amagnétiques à 2 conducteurs évitent la
création de champs magnétiques
Les
plafonds chauffants ne donnent souvent que de faibles champs magnétiques
1 ménage sur 3 se plaint du bruit le jour
1 ménage sur 5 se plaint du bruit la nuit
Le
bruit est un son qui gêne (fréquence donnée en hertz Hz ; intensité donnée
en décibel dB)
Principales sources de bruit
Le trafic
routier
Le trafic
ferroviaire (1er circulaire sur le bruit ferroviaire en 2002)
Le trafic
aérien (cartographie du bruit autour des aéroports)
Les
activités industrielles (installations classées réglementées et contrôlées par
la DRIRE)
Les bruits
de voisinage
Les lieux
musicaux (niveau sonore réglementé)
Les
activités de sport et de loisir
Les réactions aux niveaux sonores
Confort
30
à 35 dB à l’intérieur / <60 dB à l’extérieur
Réactivité
cardiaque pendant le sommeil 50 dB pour
l’enfant / 60 dB pour l’adulte
Gêne et
fatigue
60
dB
Modification
du comportement
>
65 dB
Oreille en
danger
85
dB
Douleur
120
dB
Quelques repères
Bruit de
fond habituel dans une maison : 30 à
40 dB
Conversation
normale :
40
à 60 dB
Radio,
téléviseur
60
dB
Voiture
dans la circulation : 80
dB
Discothèque,
baladeur, marteau piqueur 100 dB
Avions de
ligne, concert de rock 120 dB
Les effets du bruit sur la santé
Atteintes
auditives précoces
Effets
physiologiques
Stress
(effets cardiovasculaires, vertiges, nausées, modification de la vision…)
Perturbation
du sommeil (retard d’endormissement, réduction du sommeil profond et paradoxal)
Effets
psychologiques
Diminution
des performances psychomotrices (moins de vigilance, temps de réaction plus
long)
Diminution
de la communication (retard des acquisitions chez l’enfant, effet de masque)
Gêne
(atteinte au bien-être)
Si une habituation psychologique au bruit semble possible, il
n’y a pas d’habituation physiologique… même pendant le sommeil.
Solutions techniques dans le bâtiment
Isolation
acoustique basée sur le système « masse-ressort-masse »
Réduction
des bruits aériens (matériaux lourds en façade ; double vitrage dissymétrique…)
Réduction
des bruits d’impact (chape flottante sur isolant à privilégier)
Réduction
des bruits d’équipements (pas de contact des appareils avec les
cloisons …)
Les effets de la lumière
La vision
(diurne avec les cônes permettant de voir les couleurs ; nocturne avec les
bâtonnets)
Absorption
à travers la peau (la production de vitamine D3 est le seul effet
positif ; pour l’OMS l’exposition d’une partie du corps 1/2h /j à midi
suffit aux besoins biologiques)
Synchroniseur
des rythmes biologiques (rythme circadien)
Photothérapie
Toute source lumineuse (artificielle et naturelle) doit être
contrôlée. La lumière solaire entrant directement par les ouvertures sans
rideaux ni stores n’est pas nécessairement meilleure qu’une lumière
artificielle bien dirigée. Un bon éclairage est celui qui est dirigé vers les
bons endroits pour offrir un éclairage là où on en a besoin et pour rendre
l’espace attrayant.
Les sources artificielles de lumière
Incandescence Lampes à
incandescence
(Filament de tungstène) Lampes
à halogène (prescrire à double enveloppe ou avec verre
de protection)
Fluorescente Lampes
fluorescentes compactes (» 5mg de
mercure)
(Vapeur de mercure) Tubes
fluorescents blanc (» 20mg de
mercure)
Tubes
fluorescents colorés
Prévoir la collecte en fin de vie
Décharge Lampes
aux halogénures métallique (prescrire à double
enveloppe)
Lampes
à vapeur de mercure haute pression
Lampes
à vapeur de sodium haute pression – lumière jaune ; éclairage public
Induction Lampes
à induction (champ magnétique de 2.65MHz)
t°
de couleur entre 2 700 et 4 000 °K ; IRC = 85
LED
durée
de vie 50 000 h ; pas d’UV ; t° de couleur 4 000 °K ; IRC entre
65 et 85
(diode électroluminescente) Faible
consommation d’énergie
Les paramètres du confort visuel
Niveau
d’éclairement adapté en fonction des activités (nb de lux)
Contraste
(+ de contraste augmente la performance visuelle)
Absence
d’éblouissement et de reflets
Absence
d’ombres gênantes
Distribution
harmonieuse de la lumière dans l’espace
Rendu
correct des couleur (en incandescence ICR=100 ; en
fluorescence ICR doit être > à 80)
La
moitié des tubes fluorescents ont un IRC < à 40 !! (blanc industrie)
Température
de couleur (teinte chaude de 2 700 à 3 000 °K ; teinte froide de 5 500 à 6
500 °K)
De
5 000°K et + : reproduit + fidèlement les couleurs (nécessaire pour
discerner les nuances très proches)
De
3 000 à 4 000 : bureau, salle de conférence, école, bibliothèque, restaurant
A
moins de 3 000°K : habitat (incandescence, halogène, fluo compact = 2
700°K)
Les tubes fluorescents
Les tubes fluorescents sont caractérisés par un code à 3
chiffre qui donnent l’IRC et la t° de couleur :
Par ex : 965 – le 1er chiffre donne l’IRC (9
signifie 90)
– les 2
autres chiffres donnent la température de couleur (65 pour 6 500°K)
L’éclairage à spectre continu n’est ni pire ni meilleur que
les autres types de lampe
L’effet stroboscopique des tubes fluorescents (tremblement
de la lumière) est diminué avec les ballasts
électroniques à fréquence rapide 20 000Hz ; les ballasts
ferromagnétiques ne doivent plus être prescrits.
Les
ampoules compactes avec ballast électroniques et tubes fluorescents sont soumis
à l’Eco-label européen : Réduction
des déchets d’emballage
Contenu
de mercure limité
Longévité
supérieure
2.4.
Polluants de l’air intérieur & santé
Polluants de l’air intérieur & santé – Qualité
de l’air / Cible 13
Qualité de l'air
L’air intérieur d’un logement est plus pollué que l’air
extérieur (cette pollution dépend du bâtiment et des occupants).
Création d’un observatoire de la qualité de l’air intérieur
en juillet 2001 : www.air-interieur.org
La
qualité de l’air intérieur dépend :
des
caractéristiques de la construction (émanation de gaz du sous sol,
environnement proche, produits de construction : revêtement, peinture,
colle…)
des
systèmes (ventilation, chauffage, climatisation)
des
occupants et de leurs activités (fumée de tabac, animaux domestiques, mode de
cuisson…)
des
équipements (mobilier, humidificateur, imprimantes, photocopieur…)
de
l’entretien et de la maintenance (produits de nettoyage, pesticides…)
Parmi les polluants les plus nocifs à court terme on
retrouve :
Le monoxyde
de carbone CO
Les
composés organiques volatils (COV)
Les polluants
biologiques (allergènes d’acariens, d’animaux, de pollen ;
moisissures ; légionelles)
Parmi les polluants les plus nocifs à long terme on retrouve
notamment :
Les
aldéhydes
Le radon
L’amiante
La fumée de
tabac
Gaz invisible, inodore, mortel
Principales pathologies : Maux de tête, fatigue,
nausée, somnolence, vertige, maladies cardiovasculaires…
Equipements responsables Chauffe-eau,
chauffe-bain
Cuisinières,
braseros, appareils mobiles de chauffage, cheminées
Moteurs
thermiques, appareils à essence ou à gaz, dans local clos
Principale source à l’intérieur des bâtiments : la
fumée de tabac
Acariens (matelas, oreiller, couette, moquette, peluches,
double-rideaux, tissus muraux, siège avec textile.)
Blattes
Animaux domestiques (chat en particulier, chien, hamster,
cobaye)